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Convivialité, esprit d'entraide, et création d'un lien social entre tous les plaisanciers qui fréquentent le port de Vannes

lundi 11 juin 2018

La balade de Sirius II : Berméo, Golfe de Gascogne, Yeu...


 Ce vendredi 8 juin, 4 heure du matin, Sirius2 se prépare à larguer les amarres pour la France.
 A 7 heure, notre stratégie  est enfin établie. Nous allons partir vers le nord. C'est mon navigateur qui a eu de dernier mot, mais je l'aurais au tournant.
A la moindre erreur, paf ! ce sera la sanction.
Le soleil se lève sur une mer plate avec une longue Houle d'Ouest qui nous berce.
C'est là que je l'ai aperçue.
Un engin extraterrestre qui avançait sur l'eau en crachant une flamme par le nez. J'ai vu plusieurs fois le film la guerre des monde et j'ai tout de suite reconnu une de ces affreuses machines venues du fin fond de notre galaxie pour nous exterminer.
Mon navigateur plus expérimenté dans le métier des armes décida de passer à l'attaque.
Droit sur la machine. Je craignais un peu pour la peinture de mon bateau lorsque la machine dans un lugubre bruit de chasse d'eau s'enfonça sous l'eau.

 
 Le vent d'Est ensuite s'est levé, ce qui nous permis de hisser les voiles et de nous diriger vers le canyon du cap Ferret, cimetière à bateau mais obstacle incontournable si nous voulions revoir notre Bretagne. C'est un long voyage que ce retour. Pour passer le temps, je vais vous raconter  l'histoire de Jojo le pigeon, notre voyageur clandestin de l'aller. Le pauvre oiseau devait venir de très loin et avait besoin d'une pause avant de reprendre son voyage.
 
C'est donc tout naturellement qu'il décida de venir crotter sur mon bimini. En plus il était bagué, deux bagues à chaque pied ce qui laissait supposer un grade assez élevé ans la hiérarchie des  pigeons.Les femmes sont tombées sous son charme donc impossible de le virer sans risquer une mutinerie à bord.
La nuit lorsque je me suis retrouvé en tête à tête avec lui j'ai bien essayé de le faire partir avec ma gaffe, sans réveiller l'équipage, mais rien n'y fit, il se servait de la gaffe comme d'un perchoir.
Donc Monsieur a bu, mangé et chié sur mon bimini avant de disparaître sans même nous dire au revoir.




Bon, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos bars !! Bien installés à la terrasse du bar de la Marine, à Port Joinville, que nous avions rejoint la veille, Miguel et moi "remontons le Mékong". Tu connais la Bar à Bar, me dit Miguel. Quel bar, le bar  à l'eau ou le bar à boire, répondis-je finement.  
Le bar à boire, voyons, me rétorqua Miguel, très skipper pro.
 Faut dire que sur le plateau de Rochebonne, à 30 mn au sud de l'île d'yeu, les bars nous ont assailli.  Y en avait tellement que nous ne les avons pas compté. Vous les verrez sur les photos. Je n'insiste pas sur leur taille "exceptionnelle" car vous allez rire et vous moquer de nous. Sachez cependant qu'après un certain nombre de muscadets et gros-plan, leurs dimensions et poids variaient entre 60 cm et 1m et 3 et 7 kg !!  Nos équipières, atterrées, nous ont traités de "bar bar" !!

Bon évidemment, on ne navigue pas vraiment en considérant le VMG ou une route pointue édictée par la  le mélange pervers et obsessionnel de la météo prévue, d'une marée génératrice de courants improbables, de l'âge du capitaine et du tirant d'eau du bateau. On navigue Bio !!  Qu'on se le dise !

 
Voila les amis, notre voyage tire à sa fin. On ne vous en fera pas un comme celui-ci tous les jours.  On va rentrer tout doucement en musant. Déjà ce soir ou demain, on ira au cinéma à Yeu tellement qu'il pleut... Original, non ?

L'équipage de Sirius II, qui vous salue bien...en particulier Jeanine et Patrice, du Portugal, dont les encouragements nous vont droit au cœur !! 



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