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Convivialité, esprit d'entraide, et création d'un lien social entre tous les plaisanciers qui fréquentent le port de Vannes

mardi 9 janvier 2018

Skate-Park : Les plaisanciers vent debout !

Avec le projet d'implantation du skate-park sur la Rabine (près des arbres à droite sur la photo), l'espace sera plus restreint pour les promeneurs
et la statue de Lesage (ici en arrière-plan) devra être déplacée

Prévu pour l'été prochain sur la rive droite du port, le projet de skate-park pourra-t-il voir le jour près de l'office de tourisme ? 

Car l'association des plaisanciers vient de déposer un recours en arguant de « l'illégalité du permis de construire et le non respect des normes de sécurité ».

 

Depuis le 21 décembre, le maire, David Robo, et chacun de ses adjoints et des conseillers municipaux ont entre les mains le dossier que l'avocat Me Pierre-Yves Matel leur a adressé au nom de l'Association des plaisanciers du port de Vannes (APPV), au titre d'un recours gracieux pour contester l'implantation d'un skate-park sur la rive droite du port, près de l'office de tourisme. 
Pour l'instant, l'affaire n'en est qu'au stade administratif avec une demande de retrait du permis de construire délivré le 16 novembre 2017. 
Mais elle pourrait passer à celui du contentieux judiciaire si la municipalité maintient sa décision de réaliser sur cet emplacement ce projet qui constituait l'un des moteurs de sa campagne électorale auprès des jeunes, lors des municipales en mars.

« Un projet avec des illégalités »


« Nous ne sommes pas contre un projet de skate-park, mais son implantation près du port est mal choisie pour la sécurité des usagers de cette future installation, pour les spectateurs et les riverains. 
Il faut le construire ailleurs et aux normes », explique Christophe Roumagnac, président de l'APPV. 
Samedi après-midi, le sujet sera au coeur de l'assemblée générale de cette association, mais reste à savoir si le maire ou son adjointe au tourisme viendront s'expliquer devant les plaisanciers...

Sept points de contestation


Dans ce recours, sept points principaux, à la fois sur le fond et sur la forme, sont développés par Me Matel pour 
« solliciter le retrait d'autorisation d'urbanisme, compte tenu des illégalités qui l'affectent ».
 Il met ainsi en exergue le fait que le permis a été signé par le premier adjoint « sans que ne figure au dossier l'arrêté portant délégation de pouvoir autorisant l'élu à signer un tel document ». 
Autre point, la société d'architecture auteur du projet ne serait pas inscrite à l'Ordre des architectes comme l'exige le Code de l'urbanisme pour une réalisation de cette taille.
Autre situation surprenante dans ce dossier : pour construire ce skate-park il sera nécessaire de déplacer la statue du romancier Alain-René Lesage. Or, le conseil municipal n'a pris aucune délibération dans ce sens...

Pas d'étude sur le bruit


« D'autres obligations qui n'ont pas été respectées sont encore plus importantes », souligne Christophe Roumagnac.
 « Aucune étude d'impact n'a été menée sur l'environnement et la sécurité pour un tel équipement alors que vont devoir cohabiter des skaters et des promeneurs pour lesquels l'espace de passage sera considérablement diminué. 
Il y a aussi un non-respect de l'arrêté préfectoral qui impose une étude acoustique pour ce type d'aménagement qui génère du bruit et est souvent accompagné de musique.
 Enfin cette partie de la rive droite est une zone naturelle sur laquelle le plan local d'urbanisme n'autorise que des activités liées au tourisme, au nautisme et au fonctionnement du port, ce qui n'est pas le cas de ce skate-park ». 
Mais c'est aussi sur l'aspect de la sécurité de cette future installation que l'association des plaisanciers veut davantage mettre le doigt (lire ci-dessous). En s'appuyant sur l'expérience de certains skateurs et sur la non conformité aux normes exigées pour les skate-parks et les équipements en plein air en accès libre.

C'est la sécurité de tous qui est en jeu... 


Pour donner son accord à ce skate-park implanté en secteur sauvegardé quand l'extension de celui-ci sera entérinée par le préfet, l'architecte des Bâtiments de France a exigé qu'aucun grillage ne ferme cette installation. 
Il en résulte un équipement ouvert en permanence, qui s'insère entre les très proches constructions de l'office de tourisme et de toilettes publiques, mais aussi entre une vingtaine d'arbres, la promenade de la Rabine et la fréquentée avenue de Lattre-de-Tassigny. 
Les pratiquants et les spectateurs et passants devront donc cohabiter dans un espace sans véritable protection. 
« C'est la sécurité de tous qui est en jeu dans un lieu déjà très fréquenté. Or, on sait que les disciplines de la glisse ne sont pas sans danger », soutient Christophe Roumagnac. 

Me Pierre-Yves Matel se veut plus précis : « Le projet ne présente aucune plate-forme en haut des rampes formant les couloirs de glisse. De même, il n'existe aucun garde-corps pour préserver la sécurité. Aucun obstacle ne doit se trouver à moins de 2 m. Or, plusieurs arbres sont très proches des rampes de glisse ». 
Certains skateurs abondent dans le même sens : « Jamais un tel équipement ne sera validé par une commission de contrôle pour la pratique et encore moins pour une compétition. La hauteur des tremplins impose des profondeurs de recul plus importantes. Il n'y a pas de rambardes de protection à la fois pour les pratiquants et les badauds. Les arbres sont trop proches ».

© Le Télégramme

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